Une expo pour le rose, la couleur la plus controversée

Du 7 septembre au 5 janvier, le Fashion Institute of Technology (FIT) de New York explore toutes les facettes du rose, le temps d’une exposition monochrome rassemblant plus de 80 pièces exceptionnelles. Des modèles rares datant du XVIIIe et du XIXe siècle à la robe Sixties Christian Dior. Souvent synonyme de féminité et d’innocence, le rose s’est nuancé au fil des années et des cultures. A la fois séduisante et repoussante, cette couleur ne cesse de diviser, et s’avère capable de provoquer des sentiments très forts d’attraction ou de répulsion.

Le FIT s’interroge au fil de son exposition Pink : The History of a Punk, Pretty, Powerful Color, à laquelle a participé Dominique Grisard, directrice du Centre suisse de recherche sociale. Selon Valerie Steele, directrice du musée, le rose – à l’instar des femmes – n’est pas pris au sérieux. C’est pourtant la teinture la plus utilisée de l’histoire de la mode. En particulier, cette dernière décennie.

Bien que de moins en moins stigmatisée, les hommes se sentent dans l’obligation d’expliquer leur choix de porter cette couleur en vue de réaffirmer leur masculinité. Sans également oublier qu’il s’agit d’une couleur liée depuis la Seconde Guerre mondiale à l’homosexualité. Dans les camps de concentration, les nazis obligeaient les gays à porter un triangle rose sur les vêtements. Il n’existe par ailleurs aucune autre couleur autant liée à la sexualité. Voilà pourquoi les punks et les collectifs LGBT s’en ont servi pour leurs luttes des droits.

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