California Crazy, quand le kitsch rencontre l’architecture

Figées au bord des routes du désert californien, des bâtiments rocambolesques dressés en forme de chien, de hot-dog, de tonneau ou surmontés d’une gigantesque sculpture de poupée, de théière, de jambe de femme ou encore de pot de fleur. L’identité visuelle du commerce ne laisse pas de doute possible quant à son affectation, puisqu’à l’éclosion de l’âge d’or de la voiture, une vague d’entrepreneurs imaginatifs cherche d’attirer l’oeil des automobilistes vers leur établissement.

Passionné de pop culture, Jim Heimann, s’est lancé dans la collection de photographies de ces édifices exubérants du California Crazy. Un style excentrique qui a fleuri dans les années 1920, devenu une sous-culture à part entière et ayant créé le paysage routier que l’on connaît aujourd’hui. Cet anthropologue culturel et historien de la culture populaire vient de publier California Crazy, American Pop Architecture, disponible également en français et composé de photographies de ces bâtiments imaginatifs, atypiques et burlesques. Ce n’est pas le premier ouvrage de Jim Heimann sur la pop architecture américaine ni le seul historien à l’avoir abordée. Ces 40 dernières années, des institutions locales et des historiens comme David Gebhard – qui baptisa ce style architectural – revendiquent la culture californienne par le biais de ces œuvres d’architecture pop dont une partie ont déjà disparues.

Dès 1935, les magazines spécialisées comme The Architectural Forum consacrent des articles à ces monstruosités, telles qu’elles furent considérées à l’époque, qui prennent racines dans l’Exposition internationale Panama-Pacifique de 1915, et dont les pagodes d’Orient et le mouvement Arts and Crafts se trouvent être les premières sources d’inspiration.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*