Gala, la muse du XXe siècle

« Sans Gala, je ne serais pas Dalí », déclara le célèbre peintre. Que serait devenu Salvador Dalí sans son épouse ? Si de nombreux experts en art se penchent sur cette question c’est parce que Gala a indéniablement influencé l’oeuvre de l’artiste. Sans oublier qu’elle a également été la muse d’autres poètes et artistes comme Max Ernst, René Crevel ou Giorgio de Chirico. C’est ce que rappelleen 2018 une biographie intitulée L’intruse par Monika Zgustova et l’exposition Gala Salvador Dalí, qui s’est tenu au Musée National d’Art de Catalogne jusqu’au 14 octobre. Tant le livre que la retrospective exhument des documents inédits pour retracer la figure énigmatique de cette muse et co-auteure de certaines œuvres de Dalí.

Née en Russie en 1894 dans une famille d’intellectuels, elle passe ses étés en Sibérie, entourée d’une culture ancestrale et du chamanisme. Rencontré dans un sanatorium en Suisse, où Gala soigne sa tuberculose, c’est son premier mari, le poète Paul Éluard, qui l’introduit dans le cercle des surréalistes et des dadaïstes à Paris. Lorsqu’elle rencontre Dalí, elle quitte mari, fille, richesse et confort pour s’installer avec le peintre dans une maison de pêcheur, sans eau ni électricité. Le père de ce dernier n’acceptant jamais cette liaison, il déshérita l’artiste.

Gala est une figure importante de l’art du XXe siècle, car elle encourage, inspire, motive et assiste les artistes. Même après leur divorce, son premier mari refusait de publier ses poèmes sans que Gala ne les ait préalablement lu. Il lui dédia plusieurs sonnets comme Toi la seule. De même, elle poussa Dalí à l’écriture, corrigea ses écrits, et usa de sa vision du monde pour lui inspirer certaines de ses plus belle œuvres.

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