Les fraises de la colère

Près des deux tiers des fraises consommées en France sont importées depuis la province espagnole de Huelva, située à l’ouest de l’Andalousie. Fin avril, le média allemand Correctiv a dévoilé une affaire d’agressions sexuelles et de viols perpétrés sur les femmes saisonnières du secteur de la fraise (600 millions d’euros). Il s’agit d’une centaine de femmes, qui sont pour la plupart d’origine marocaine. Elles habitent dans des bidonvilles entourant les centaines de serres où sont cultivées les fraises. Plusieurs d’entre doivent vivre sans cuisine, partager un petit dortoir pour six personnes et ne peuvent prendre douche qu’une fois par semaine. Elles travaillent dès 6 heures du matin jusqu’à la fin de l’après-midi pour environ 30 € par jour.

Ces saisonnières affirment être harcelées, violées, soumises au chantage, agressées physiquement, prostituées et insultées par leurs supérieurs, dont certains d’entre eux sont comme elles d’origine marocaine. En parallèle, on a constaté que le taux d’avortement dans la zone est particulièrement élevé. On présume qu’il pourrait être lié aux viols, car 90 % des femmes avortées font partie de ces travailleuses immigrées. Suite aux révélations, de plus en plus d’entre elles osent dénoncer ces abus. Fin mai, les autorités espagnoles ont arrêté une première personne en rapport avec l’affaire.

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