Stérilisations forcées au Canada

TORONTO, ON - JUNE 24: A woman holds a sign as several hundred indigenous people march through the streets of Toronto to bring attention to the plight of indigenous peoples in Canada two days prior to the opening of the G20 Summit on June 24, 2010 in Toronto, Canada. Leaders from the world's 20 largest industrial and developing nations are arriving in Toronto for the G20 Summit scheduled to be held June 26 and 27. (Photo by Jemal Countess/Getty Images)

Au Canada, la stérilisation forcée des peuples autochtones furent officiellement interdites en 1973. Cependant, une récente étude montre que cette pratique a encore cours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les territoires. La sénatrice Yvonne Boyer exige maintenant une étude sur l’étendue de la question à l’échelle nationale.

À l’âge de 17 ans, Mary a été forcée par un travailleur de l’aide à l’enfance à subir un avortement et à se faire stériliser dans un hôpital du nord-ouest de l’Ontario. Une expérience qui la hante encore après 40 ans. Comme Mary, de nombreuses femmes au Canada ont contacté et demandé de l’aide à Yvonne Boyer, avocate métisse et ancienne infirmière, aujourd’hui sénatrice de l’Ontario. En 2017, elle avait co-rédigé un rapport avec le médecin métisse Judith Bartlett sur les stérilisations forcées dans le pays. À cette époque, une action collective contre l’agence régionale de la santé de Saskatoon avait été lancée par deux des femmes touchées, dont le nombre de demandeuses est de 60 femmes aujourd’hui. Yvonne Boyer souhaite maintenant que le Sénat étudie l’étendue de la question à l’échelle nationale. « Si cela s’est passé à Saskatoon, ça s’est passé aussi à Regina, à Winnipeg, où il y a une forte population de femmes autochtones. » Maurice Law, la firme orchestrant l’action collective, soulèvera le problème des stérilisations forcées de femmes autochtones devant le Comité des Nations Unies contre la torture dans les prochains jours.

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