Influencers irakiennes : vivre avec la peur

« Moi aussi j’ai été menacée. Ils m’ont dit que je suis la prochaine », pleure Shimaa Qasim, mannequin, animatrice et Miss Irak 2015. Elle a ses raisons de se sentir préoccupée. Depuis le mois d’août, quatre influencers défenseuses des droits des femmes ont été assassinées dans le pays, comme la mannequin Tana Fares. « Les femmes qui deviennent connues en Irak risquent d’être sacrifiées comme des poulets », dénonçait Fares dans une vidéo, peu de temps avant d’être assassinée. Les autorités pensent que ces crimes et ces menaces sont perpétrés par des extrémistes religieux qui ne tolèrent pas que les Irakiennes utilisent les réseaux sociaux pour promouvoir une image de femme moderne et libérée. Sur Instagram, elles posent maquillées, coiffées et habillées de mini-jupes tout en exhibant leurs tatouages. Après la chute de Sadam Husein, le pays a été plongé dans un chaos où une minorité veut imposer leurs idées politiques et sociales.

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