La lutte contre la toxicomanie dans le métro parisien

C’était il y a un an. Le 19 janvier 2018, près de la moitié des conducteurs de la ligne 12 du métro parisien déclenchaient une grève pour « interpeller les pouvoirs publics sur les difficultés que pose la présence de dealers et de toxicomanes sur les quais et les couloirs du métro dans le nord de Paris ». La RATP et la police avaient alors créé un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD), afin de mieux coordonner les actions de répression, mais aussi renforcer l’accompagnement médico-social des toxicomanes. Un an après, ils en ont tiré un premier bilan. Si l’éradication du phénomène est encore loin, les chiffres et les témoignages sur le terrain montrent une réelle amélioration.

Quatre maraudes sont effectuées chaque semaine dans 26 stations par les éducateurs des associations de traitement de la toxicomanie, accompagnés par les agents RATP du service Personnes séjournant indûment dans les espaces (PSIE). « Nous les orientons vers les structures adaptées pour les aider à se détourner des stupéfiants. Bien sûr, cela demande du temps », témoigne Hélène David, directrice de l’association de prévention et de soin en addictologie Oppelia. Résultat ? Depuis un an, près de 250 personnes ont eu des prises en charge thérapeutiques, dont 20 % de femmes ». Qui plus est, Valérie Pécresse a annoncé mercredi 16 janvier une subvention de la Région de 25 000 € pour aider Oppelia à créer des postes.

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