La Transylvanie hors des sentiers battus par Bram Stoker

En décembre dernier, les Roumains ont célébré les cent ans de la Grande Union Roumaine, soit l’adhésion de la Transylvanie à la Roumanie. À partir du XIXe siècle, les Transylvaniens deviennent majoritairement séparatistes et cherchent à détacher leur région de l’Autriche-Hongrie pour s’unir à la Roumanie. Éclipsée par le célèbre conte Dracula et son château de Bran (XIVe siècle) situé au centre du pays, la Transylvanie est en réalité assez méconnue. Cette région du centre-ouest du pays est formée de plateaux, de dépressions et de vallées et abrite des mines qui fonctionnent depuis l’Antiquité. Du fait de sa position géographique particulière, la Transylvanie a connu une histoire tumultueuse où plusieurs ethniques ont cohabité. Ainsi Roumains, Hongrois, Sicules, Roms, Serbes et Allemands ont laissé leur empreinte culturelle dans l’architecture, la musique, la danse et la gastronomie.

La région possède un patrimoine culturel matériel riche, mais encore peu restauré. La ville saxonne de Sighisoara a vu son centre historique intégré au patrimoine mondiale de l’Unesco, tout comme nombre d’églises fortifiées, d’églises en bois ou de forteresses d’époque romaine. Sibiu, capitale culturelle de l’Europe en 2007, a gardé entièrement intacte sa vieille-ville saxonne. De nombreuses autres localités ont préservé non seulement leur aire médiévale, mais aussi leurs murailles (Bistrita, Târgu Mures, Aiud) ou leurs citadelles de XVIIIe siècle (Alba Iulia, Arad, Oradea). On y trouve également des châteaux médiévaux, des palais baroques et des hôtels art nouveau.

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